img04
img03
img01
img05
img02
img08
img02
img02
img08
img02
img02
img02
img02
img02
img02

Crédit Photo : Gelek (www.touchtibettour.com)

Présentation

L’aire de culture tibétaine représente un espace de près de 4 000 000 de km², répartis sur plusieurs états et régions : les hautes vallées himalayennes du nord-ouest de l’Inde et celles de la frontière nord du Népal, le Sikkim, le Bhoutan et le Tibet lui-même, au sud-ouest de la Chine.
Dans cet univers hostile, les tibétains ont créé une architecture en parfaite symbiose avec leur milieu naturel et spirituel. Etonnamment moderne sur certains aspects, elle n’utilise que le bois, la pierre et la terre et reste basée sur des moyens constructifs simples. Les destructions massives qui ont suivi l’annexion du Tibet par la Chine et l’inévitable modernisation des principes de base entrainent peu à peu vers l’oubli cette architecture sans architecte, trop souvent réduite à l’aspect hautainement massif des « lamaseries ».


La collection de maquettes proposée reflète une partie de cette culture tibétaine, à travers son architecture en pointant quelques bâtiments particuliers. Ceux-ci ont été choisis pour leur intérêt historique, emblématique ou représentatif d’une période précise, parfois simplement pour leur mise en scène dans le site. Elles ont été créées à partir de plans et documents disponibles dans un certain nombre d’ouvrages de référence, et complétés par des relevés et photos de l’auteur en cas d’insuffisances ou d’imprécisions de ces sources.

La collection se scinde en deux ensembles : l’architecture monumentale et religieuse d’une part, l’architecture vernaculaire d’autre part. Toutes les maquettes d’un ensemble sont à la même échelle, ce qui permet par exemple de se rendre compte de la « masse » du Kum-Bum de Gyantse par rapport au palais de Leh ou au monastère d’Alchi.
Chaque maquette se présente sous la forme d’un livre-maquette contenant un aperçu de l’architecture de culture tibétaine et replaçant le bâtiment dans son contexte, des documents graphiques repris, complétés ou créés par l’auteur, des instructions de montage illustrées et l’ensemble des pièces à découper dans des feuilles de papier fort aux couleurs choisies en fonction des colorations du bâtiment ou du terrain avoisinant.




KUM-BUM - XIVe Siècle

Gyantse - Tibet Central

Chö-rTen aux multiples portes

Maquette créée en 1991

Echelle : 1/300°

Taille : 19,5cm / 27,5cm


Plus d'informations sur cette maquette



THIMBU

Bhoutan Occidental

Maison traditionelle

Maquette créée en 1992

Echelle : 1/150°

Taille : 12cm / 19,5cm


Plus d'informations sur cette maquette



PHYI-ANG GOM-PA - XVIe Siècle

Ladakh - Inde

Monastère forteresse

Maquette créée en 1997

Echelle : 1/300°

Taille : 19,5cm / 53,5cm


Plus d'informations sur cette maquette



AL-CHI CHÖS-KHOR - XIe/XIIe Siècle

Ladakh - Inde

Monastère

Maquette créée en 2001

Echelle : 1/300°

Taille : 19,5cm / 53,5cm


Plus d'informations sur cette maquette



CHOGLAMSAR

Ladakh - Inde

Maison traditionnelle

Maquette créée en 2002

Echelle : 1/300°

Taille : 17,5cm / 27cm


Plus d'informations sur cette maquette



LE-CHEN PEL-KHAR - XVIIe Siècle

Ladakh - Inde

Palais royal de Leh

Maquette créée en 2005

Echelle : 1/300°

Taille : 26cm / 70cm


Plus d'informations sur cette maquette



DE-CHEN-PHUG - XIIe/XXe Siècle

Bhoutan occidental

Monastère

Maquette créée en 2008

Echelle : 1/300°

Taille : 27cm / 34cm


Plus d'informations sur cette maquette



TA-SHI-DHING-KHA - XVIIe Siècle

Bhoutan occidental

Temple

Maquette créée en 2008

Echelle : 1/300°

Taille : 12,5cm / 26cm


Plus d'informations sur cette maquette



LINGSHI DZONG - XVIIe siècle, reconstruit au XXe siècle

Bhoutan occidental

Forteresse

Maquette créée en 2014

Echelle : 1/300°

Taille prévue : 25,5 cm x 71 cm


Plus d'informations sur cette maquette



YUMBU LAKHAR - IIe(?) siècle, reconstruit au XXe siècle

Vallée de Yarlung - Tibet Méridionnal

Forteresse - Temple

Fin de création : 2016

Echelle : 1/300°

Taille prévue : 25cm x 30 cm




A propos de l'auteur...

Olivier VILLETTE, architecte d.p.l.g.


"J’ai découvert le monde tibétain à la fin des années 70, à travers quelques récits de voyages. Dans le cadre de mes études d’architecte, j’ai alors commencé des recherches sur l’architecture tibétaine. Les documents existants sur le sujet étaient à l’époque, très fragmentaires et disponibles uniquement dans des bibliothèques très spécialisées.
Comme beaucoup d’architectures traditionnelles, l’architecture de culture tibétaine est en parfaite adéquation avec son milieu naturel ; à partir de schémas très simples, elle n’utilise que les seuls matériaux présents sur le site et pourtant, elle fait preuve d’une grande diversité et complexité, régies par quelques règles évidentes, immuables. Et paradoxalement, elle est d’une étonnante modernité : j’ai été fasciné par une photo du monastère de Ganden, au Tibet, avant sa destruction complète, qui me faisait penser à une cité des années 30. Et puis, il y a cette dimension spirituelle omniprésente dans tous ces bâtiments : rites de construction, protections contre les esprits, décorations religieuses.
Avec l’annexion forcée du Tibet par la Chine, et les destructions massives qui s’en suivirent, toute cette culture risquait de s’étioler, et nombre de bâtiments de disparaître.

Une des meilleures manières de faire comprendre une architecture, c’est d’en montrer des maquettes. J’ai donc décidé d’en créer, en marge de mon activité professionnelle.
Le papier m’est apparu tout de suite comme le matériau idéal : facile à travailler … et à réparer au besoin. Avec des moyens de reproduction très simples – la photocopie noir et blanc -, la mise en couleur des maquettes réside alors dans le choix du papier support, ce qui amène aussi une certaine matière. Une maquette doit aussi être un bel objet.

Pour créer une maquette, il faut d’abord comprendre le bâtiment, comment il est construit, comment il s’inscrit dans le site, et pour cela disposer ou recréer l’ensemble des plans, coupes et façades, environnement compris. Et au besoin se rendre sur place. Puis retranscrire toutes ces données, faire les plans de montage, dessiner les pièces, assembler l’ensemble, le vérifier...

Le choix de chaque maquette procède évidemment des documents disponibles ou de la facilité à les compléter sur place.
Et puis il y a l’intérêt symbolique : un monastère, un palais, un temple..., l’intérêt historique : Alchi est un exemple unique des premiers monastères bouddhistes tibétains. L’inscription dans le site a aussi son importance : le palais de Leh dominant toute la ville, Lingshi Dzong qui ressemble à un bateau échoué sur une crête...
Au-delà de la maquette elle-même, il m’a paru aussi nécessaire, en tant qu’architecte, de raconter le bâtiment, son histoire, sa construction, son contexte. Chaque livre-maquette devient la monographie d’un bâtiment emblématique de l’architecture tibétaine, complétée par la vision en trois dimensions de celui-ci... si on veut bien en construire la maquette ! "



Contactez-moi !